UNE RELANCE INDISSOCIABLE DE LA CRISE CLIMATIQUE

17 avril 2020 – L’impact économique de la COVID-19 à l’échelle planétaire est sans précédent, avec le confinement d’une fraction importante de la population mondiale et l’arrêt complet de plusieurs secteurs d’activités. La sortie de crise sera longue, laissant entrevoir un nouveau cours normal des choses pour la société qui doit être pris en considération dans la relance économique. Ne serait-ce que par l’ampleur des moyens à déployer, cette relance est une occasion unique non seulement d’améliorer la résilience de notre système public, mais également d’envisager une économie à la fois performante, responsable et durable.

Les incertitudes sont encore nombreuses, mais la crise actuelle offre de précieux enseignements pour les années à venir :

  1. L’importance de reconnaître les risques, de les anticiper et d’agir de façon proactive avant d’être frappé de plein fouet par les événements;
  2. Le rôle essentiel du savoir scientifique et de l’accès à des données probantes et transparentes pour la prise de décision et l’acceptabilité sociale qui mènent à une action efficace;
  3. Éviter de politiser la crise afin que tous les décideurs et acteurs collaborent de façon concertée à la résorber.

Ces enseignements s’appliquent tout aussi bien à une crise, en partie similaire, qui persiste en parallèle : la crise climatique. Que la relance économique prenne en compte les engagements climatiques n’est donc pas une option, mais bien un moyen de contribuer à la résilience de no systèmes et l’émergence d’une économie performante et durable.

Sortant à peine d’un exercice visant à  préparer sa prochaine politique climatique, bénéficiant d’un système de santé publique et d’un important filet social ayant prouvé toute leur pertinence, sur une production d’électricité abondante et décarbonisée et sur une population réactive, le Québec est dans une position somme toute enviable pour une relance économique qui le prépare aux défis de demain.

Le présent document élaboré par des membres de l’initiative Le climat, l’État et nous, propose quatre principes-cadres qui devraient guider l’élaboration du plan de relance. Ce faisant, ses signataires désirent ajouter leur voix à celles, nombreuses, qui invitent le gouvernement à une action réfléchie et structurante.

Les objectifs et les investissements qui seront annoncés dans les plans de relance pourraient avoir un impact majeur sur les orientations de la société pour de nombreuses années. C’est pourquoi il faut se saisir de cette crise d’une ampleur inégalée pour préparer le Québec à relever les défis de demain et non se contenter de reproduire le système qui existait avant la crise.

S’appuyant sur diverses réflexions, quatre principes pour encadrer le plan de relance émergent.

1. Contrôler les dommages collatéraux et mieux partager les risques

Le gouvernement doit s’assurer de répondre à la crise en ne mettant pas davantage en danger la santé physique et mentale des citoyens ni aggravant la crise climatique et les problématiques environnementales. Il importe donc de prioriser l’aide aux travailleurs de toutes les industries touchées, mais d’éviter les subventions qui provoqueraient des dommages collatéraux tel que l’augmentation d’activités fortement polluantes ou des investissements dans les infrastructures qui accroîtraient les émissions de GES pour les décennies à venir. Les subventions et les aides devraient être accompagnées de conditions visant à orienter les investissements qui vont décarboniser ces secteurs et à mieux répartir les risques entre les citoyens et les divers acteurs de la société.

2. Saisir les occasions qu’offre la réponse à la crise actuelle

Les prochaines annonces d’investissements peuvent viser à relancer l’emploi dans des projets prêts à démarrer qui réduisent à la fois les émissions de GES, sont adaptés aux risques climatiques et améliorent la santé et la sécurité publiques. La relance ciblera vraisemblablement des secteurs à forts effets levier, tels que ceux de la construction et de la réfection des bâtiments. Il faut soutenir l’innovation et saisir les occasions que la réponse à la crise actuelle apporte et qui favorisent la carboneutralité (dépenses locales, chaînes d’approvisionnement raccourcies, restructuration du travail via le télétravail), l’économie verte et qui encouragent l’accélération de projets d’infrastructures (pistes cyclables, offre accrue de transport en commun favorisant la distanciation sociale, optimisation des parcours et de l’offre des services de livraison qui se sont développées durant la crise).

3. Prévoir ensemble les prochaines crises sanitaires et climatiques en développant notre capacité de résilience

La relance ne peut se penser en vase clos, elle doit impliquer l’ensemble des citoyens dans un débat public qui respecte l’effort déployé. Dès à présent, le gouvernement peut co-construire avec les acteurs du milieu des programmes efficaces visant à combler des lacunes évidentes de notre société, incluant améliorer la gestion de l’eau et des risques d’inondations en particulier, repenser la gestion des matières recyclables et résiduelles, soutenir les infrastructures intelligentes sobres en carbone qui aideront à accélérer la mise en oeuvre de la transition énergétique, favoriser le développement d’une économie circulaire. S’attaquant aux failles observées, malgré les soutiens massifs de l’État, dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’accès à la nourriture et aux services de communication, il faut aussi profiter de la relance pour renforcer les réseaux physiques et sociaux afin de mieux résister à de prochaines crises : établir des services et une gouvernance de proximité, développer et déployer les outils technologiques pour assurer une justice et une administration résiliente, adapter les milieux de vie aux risques climatiques, soutenir les populations vulnérables notamment par la construction de logements à loyers abordables.

4. Instaurer des mécanismes efficaces de reddition de compte et de suivi

Tous les effets collatéraux du plan de relance ne peuvent être évalués avant que celui-ci ne soit déployé. Le gouvernement doit donc prévoir, dès maintenant, des mécanismes de suivi et de reddition de compte qui permettront d’apporter rapidement des modifications et des corrections afin de favoriser sur le long terme un développement économique durable avec une faible intensité de carbone pour le Québec. En parallèle, il serait utile de développer des programmes de soutien à la recherche stratégique et sur les risques qui permettront d’orienter les investissements, les programmes et les choix gouvernementaux au cours des prochaines années.

SIGNATAIRES

Normand Mousseau
Professeur titulaire, Département de physique, Université de Montréal
Directeur académique, Institut de l’énergie Trottier, Polytechnique Montréal

Louis Beaumier
Directeur exécutif, Institut de l’énergie Trottier, Polytechnique Montréal

Pascale Biron
Professeure titulaire, Département de géographie, Université Concordia

Stéphane Paquin
Professeur, École nationale d’administration publique

Marie-Christine Therrien
Professeure, École nationale d’administration publique
Directrice, Cité-ID LivingLab Gouvernance de la résilience urbaine

Julien Beaulieu
Chercheur titulaire, Centre de transfert technologique en écologie industrielle

Jérôme Dupras
Professeur, Département des sciences naturelles, UQO
Chercheur, Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT)

Maya Jegen
Vice-doyenne à la recherche, UQAM

Simon Langlois-Bertrand
Professeur adjoint, Département de science politique, Université Concordia

Daniel Normandin
Directeur exécutif, Institut EDDEC

Marc-Urbain Proulx
Professeur, UQAC / Centre de recherche sur le développement territorial

Jean-Philippe Waaub
Professeur titulaire, Département de géographie, UQAM

Catherine Beaudry
Professeure titulaire, Polytechnique Montréal
Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la création, le développement et la commercialisation de l’innovation

Luc Bernier
Professeur titulaire, Faculté des sciences sociales, Université d’Ottawa
Titulaire de la Chaire Jarislowsky en gestion dans le secteur public

Roger Lanoue
Expert en management stratégique, en énergie et en accessibilité d’eau potable

Catherine Potvin
Professeure, Département de Biologie, Université McGill

Johanne Whitmore
Chercheuse principale, Chaire de gestion du secteur de l’énergie, HEC Montréal

Catherine Choquette
Professeure de droit, Université de Sherbrooke

Luc Godbout
Professeur titulaire, Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’université de Sherbrooke

Marcelin Joanis
Professeur titulaire, Polytechnique Montréal

Thierry Lefèvre
Professionnel de recherche, Université Laval
Co-coordonnateur du regroupement Des Universitaires

Martin Papillon
Professeur agrégé, Université de Montréal
Directeur, Centre de recherche sur les politiques et le développement social

Patrick Provost
Professeur titulaire, Université Laval
Co-coordonnateur du regroupement Des Universitaires

Références

1 Le climat, l’État et nous – repenser l’action publique en environnement. http://iet.polymtl.ca/climat-etat-nous/
2 Dan Lashof, US Coronavirus Response: 3 Principles for Sustainable Economic Stimulus, World Resources Institute, 20 mars 2020. https://www.wri.org/blog/2020/03/coronavirus-US-economic-stimulus
3 Dickon Pinner, Matt Rogers et Hamid Samandari, Addressing climate change in a post-pandemic world, McInsey, avril 2020.
https://www.mckinsey.com/business-functions/sustainability/ourinsights/addressing-climate-change-in-a-post-pandemic-world
4 K. Mayrand et autres, Proposition de mesures de soutien à l’économie québécoise en vue de compléter un plan national de relance, 3 avril 2020. http://copticom.ca/

ANNEXE

Quelques exemples de mesures et d’actions à court terme en accord avec les principes-cadres

La liste qui suit vise à rendre plus concrets les principes-cadres énoncés ci-dessus ; elle n’est ni exhaustive ni chiffrée.

  • Mettre en place dès maintenant et accélérer le déploiement du programme d’électrification élaboré au cours des derniers mois:
    • Lancer un programme d’électrification du chauffage des bâtiments commerciaux et institutionnels qui inclut l’efficacité énergétique
    • Soutenir l’électrification des véhicules en favorisant les emplois locaux: autobus électriques, camions de livraison électriques, bornes de recharge
  • Déployer le transport actif et public:
    • Lancer un programme de soutien au transport actif: aide à l’achat de vélos à assistance électrique, déploiement accéléré de pistes cyclables en ville et en région (avec révision du code la route pour faciliter l’utilisation du vélo)
    • Accélérer la construction d’infrastructures lourdes de transport en commun : REM, tramways, voies réservées
  • Soutenir le télétravail:
    • Compléter l’accès au réseau internet haute vitesse à travers le Québec
    • Soutenir l’électrification de la flotte des services de livraison qui se multiplient
    • Soutenir le développement d’outils québécois sécurisés et adaptés
    • Faciliter le déploiement de nouveaux services d’appui au télétravail
  • Mettre sur pieds un nouveau programme de sécurité alimentaire:
    • Soutenir le déploiement de serres avec chauffage vert
    • Valorisation du travail agricole
  • Favoriser une reforestation réfléchie et un usage des terres en friche en zones périurbaines pour bien planifier les développements résidentiels et commerciaux/ gestion des forêts innovante et aménagement des villes conçu pour réduire les îlots de chaleur en été
  • Encourager les industries à travailler au développement de technologies vertes
  • Soutenir un recyclage plus efficace, à la fois en qualité et en réduisant la chaîne d’utilisation dans une approche d’économie circulaire
  • Profiter des faibles prix du pétrole pour éliminer les subventions directes et indirectes à l’utilisation des produits pétroliers et soutenir les investissements dans les alternatives à partir de ces montants (qui représentent plusieurs centaines de millions $ au Québec)

Initiée en septembre 2017, l’initiative « Le climat, l’État et nous » culmine avec une Déclaration commune invitant les partis politiques du Québec à s’engager à revoir le modèle de gouvernance environnementale.

Dans le cadre de cette initiative et des élections provinciales, un débat politique a eu lieu le 6 septembre 2018, à HEC Montréal.

Pour questions ou commentaires, écrivez à iet@polymtl.ca

DÉCLARATION

ENVIRONNEMENT
Pour une action publique inspirante, rassembleuse et efficace

Développement durable, changements climatiques, transition énergétique : les Québécois reconnaissent que les enjeux sont véritables et qu’ils sont de grande ampleur. Surtout, ils souhaitent agir : agir rapidement et agir efficacement.

Au fil des ans, un grand nombre d’études, de rapports, de politiques et de plans d’action ont été élaborés et mis en application. Avec l’appui de tous les partis politiques, le gouvernement a créé plusieurs lois et organismes dont les missions convergent et se complètent. Bref, entre la population qui s’affiche sensible aux enjeux environnementaux et le gouvernement qui se penche sur la question, il apparaît clair qu’il existe au Québec un large consensus sur la nécessité et l’urgence d’agir.

Pourtant dans des secteurs aussi importants que la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la gestion de l’eau, malgré les efforts considérables, les résultats ne sont pas au rendez-vous.

Nous croyons que ces difficultés sont avant tout dues à l’absence d’une organisation gouvernementale cohérente et englobante, à la fois capable de déployer une vision, de planifier et de coordonner les actions ainsi que de mesurer les résultats.

À l’approche des prochaines élections provinciales, il nous apparaît urgent que les partis politiques reconnaissent cet état des lieux et s’engagent, suivant les principes présentés dans cette déclaration, à revoir l’approche publique quant aux enjeux environnementaux.

NOUS, SIGNATAIRES, demandons à tous les partis politiques du Québec de s’engager, en prévision des élections d’octobre 2018, à repenser l’ensemble des institutions et des actions gouvernementales dès la prochaine législature, afin que les défis environnementaux et les engagements en matière de climat soient pris en compte et partie intégrante de la stratégie de transition économique et sociale du Québec.

POUR CE FAIRE, cette nouvelle gouvernance devra s’appuyer sur une loi sur le développement durable révisée et s’appliquant à l’ensemble de la société. Cette gouvernance devra respecter les principes suivants :

LE PRINCIPE DE LA PÉRENNITÉ
L’atteinte des objectifs et des cibles en matière d’environnement doit s’appuyer sur une vision à long terme cohérente, rassembleuse qui oriente et guide la planification des actions en liant les enjeux environnementaux aux enjeux économiques, sociaux et culturels du Québec. Cette vision collective à long terme assurera que les efforts perdurent à travers les cycles électoraux.

LE PRINCIPE DE LA PARTICIPATION
Cette gouvernance doit reposer sur une démarche de dialogue social, basée sur la consultation, l’information et l’éducation, afin que la population et la société civile participent de manière continue à l’élaboration et à l’application des stratégies et des plans d’action.

LE PRINCIPE DE LA COORDINATION
L’ampleur de la transformation exige une coordination interministérielle structurée et forte disposant de la capacité de mobiliser tous les leviers de l’État incluant la fiscalité, la réglementation, la communication et l’éducation. Elle fera en sorte que la transformation du Québec commandée par les exigences environnementales soit équitable et adaptée aux différentes régions et territoires.

LE PRINCIPE DE LA RIGUEUR
Cette gouvernance prendra en compte les meilleures données scientifiques disponibles, et, selon qu’il convient, les connaissances traditionnelles, le savoir des peuples autochtones et les systèmes de connaissances locaux.

LE PRINCIPE DE L’IMPUTABILITÉ
L’atteinte des objectifs devra être mesurée par la collecte de données et d’indicateurs, et faire l’objet d’une reddition de compte annuelle. Transparent et indépendant, ce processus d’évaluation continue permettra d’assurer une transformation qui respecte les valeurs et les objectifs de la société québécoise.

Pour consulter la liste des signataires, cliquez ici.

Joignez-vous aux signataires

Pour consulter la liste des signataires, cliquez ici.

Pour endosser la déclaration au nom d’une organisation, écrivez à : iet@polymtl.ca

Pour endosser la déclaration à titre personnel, complétez le formulaire ci-après:

Signataires de la Déclaration « Le climat, l’État et nous »

ORGANISATIONS

EXPERTS

  • Yvan Allaire, président exécutif du conseil, Institut pour la gouvernance d’organisations privées et publiques
  • Luc Bernier, titulaire de la Chaire Jarislowsky sur la gestion dans le secteur public, Université d’Ottawa
  • Pascale Biron, professeure et directrice du Département de géographie, urbanisme et environnement, Université Concordia
  • Olivier Boiral, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’internalisation du développement durable et la responsabilisation des organisations, Université Laval
  • Jean Cinq-Mars, consultant et commissaire au développement durable – Gouvernement du Québec (2009-2016)
  • Catherine Choquette, directrice du groupe de recherche SAGE et professeure de droit, Université de Sherbrooke
  • Nathalie de Marcellis-Warin, professeure titulaire, Département de Mathématiques et Génie Industriel, Polytechnique Montréal
  • Jérôme Dupras, professeur agrégé, Département des sciences naturelles et chercheur, Institut des sciences de la forêt tempérée, Université du Québec en Outaouais
  • Kathryn Furlong, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en gouvernance urbaine, de l’eau et des services publics, Université de Montréal
  • Corinne Gendron, titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable, Université du Québec à Montréal (UQAM)
  • Luc Godbout, titulaire de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques, Université de Sherbrooke
  • Alexis Hannart, chercheur principal en science du climat, Ouranos
  • Maya Jegen, professeure et vice-doyenne à la recherche, Faculté de science politique et de droit, Université du Québec à Montréal
  • Marcelin Joanis, professeur agrégé, Département de mathématiques et de génie industriel, Polytechnique Montréal et vice-président CIRANO
  • Sébastien Jodoin, professeur adjoint, Faculté de droit, Université McGill
  • Roger Lanoue, expert en management stratégique, en énergie et en accessibilité d’eau potable
  • Louise Millette, directrice, Département des génies civil, géologique et des mines, Polytechnique Montréal
  • Normand Mousseau, professeur de physique, Université de Montréal et directeur académique de l’Institut de l’énergie Trottier, Polytechnique Montréal
  • Alain Olivier, directeur du Groupe interdisciplinaire de recherche en agroforesterie et titulaire de la Chaire en développement international, Université Laval
  • Martin Papillon, professeur agrégé, Département de science politique, Université de Montréal
  • Stéphane Paquin, directeur du Groupe d’études et de recherche sur l’international et le Québec, École nationale d’administration publique (ENAP)
  • Pierre-Olivier Pineau, professeur titulaire, Chaire de gestion du secteur de l’énergie, HEC Montréal
  • André Potvin, codirecteur du Groupe de recherche en ambiances physiques, Université Laval
  • Catherine Potvin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en mitigation des changements climatiques et forêts tropicales, Université McGill
  • Marc-Urbain Proulx, professeur, Département des sciences économiques et administratives, Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)
  • Marie-Christine Therrien, professeure au Centre de recherche sur la gouvernance, École nationale d’administration publique (ENAP)
  • Claude Villeneuve, professeur titulaire, Département des sciences fondamentales et directeur, Chaire en éco-conseil, Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)
  • Jean-Philippe Waaub, professeur titulaire, Département de géographie, Université du Québec à Montréal (UQAM)
  • Johanne Whitmore, chercheuse principale, Chaire de gestion du secteur de l’énergie, HEC Montréal

 

SIGNATAIRES À TITRE INDIVIDUEL
Signatures citoyennes recueillies ici  (647 signataires en date du 27 février 2019)

Répartition géographique

GNoms

Steve Aglitti, Sylvie Alarie, Ronald Albert, Alexandra Turcotte, Louis Alexandre, Hajar Allahverdi, Marcel Allard, Marylou Amyot , Sylvie Anctil, Thérèse André, Cynthia Roxane Angel, Alain April, Jean-Maxime Archambault, Calina Arenas Montes, Isabelle Arseneau, Emanuel Aubin-Protz, Christian Aubry, René Audet, Marc Audet, Joanna Avanitis, Marie-Claude Badeau , Jacque Line Bader, Jim Banks, Vicki Baribeau-Pessiridis, Joanne Barolet, François Barret, Marie Barrette, Anik Bastien, Marie Beaudry, Philippe Beaudry, François Beaulé, Gaston Beaulieu, Louis Beaumier, Jean-Claude Beaumier, Ève Beauregard, Karine Beche, Pierre Bédard , Christophe Bedeaux, Denis Bégin, Suzanne Bélair, Josiane Bélanger-Riendeau, Noemie Belanger, Elyse Bélanger, Kristine Bélanger, Marie-Julie Béliveau , Patrice Bellavance, Robert Bellerose, Stéphane Béranger, Angèle Berger, Francis Bergeron, Richard Bergeron, Roger Bergeron, Diane Bergeron, Robert Bernier, Sylvie Bernier, Thomas Bernier-Villeneuve, Marie-Charlotte Bernier-Villeneuve, Clotilde Bertrand, Christine Bertrand, Daniel Berube, Diane Berube, Robert Bérubé, Daniel Bérubé, Claude Bérubé, Mykalle Bielinski, Danielle Bilodeau, Michel Biron, André Biron, Philippe Biron, Louise Bissonnette, Renaud Blais, Marc Blais, Laurent Blanchard, Valérie Blanchard, Hélène Blanchet, Isabelle Blanchet, Isalyne Blondet, Steeve Blouin, Nicole Blouin-Bernier, Claude Boileau, André Boily, Sylvain Boisvert, Liette Boisvert, Didier Bonaventure, Daniel Bouchard, Mario Boucher, Daniel Boudreau, Josianne Bouinot, Audrey Bourassa, Mathieu Bourdages, Véronique Bourgault, Linda Bourgeois, Johanne Boutin, Anouka Bolduc, Marie-Claire Brais, Louise Brassard, Mathieu Breton, Véronique Brien, Sylvie Brisebois , Jean-Philippe Brouillard, Yvon Brousseau, Françoise Brunelle, Carole Brunet, Charles-Henri Brunet, Maxim Bulat, Denis Bussières, Alain Caillé, Sébastien Caquard, Marie-Eve Caron, Marie-Josée Caron, François Caron, Stéphane Carré, Brigitte Carrier, Michele Carrière , Alexandre Catonné, Josée Chagnon, Louise Chagnon, Ginette Chaloux, Katrine Chamberland, Marc Champagne, Anne-Marie Chapleau, Kris Chapman, Brigitte Chartrand, Leila Chekir, Nicolas Chevalier, Naïma Chraïbi, Patrick Cigana, Odette Clairoux, Lebeuf Claude Maryse, Serge Claveau, Martin Clermont, Martine Cloutier, Marine Coeurdassier, Ann-Isabelle Cojocaru, Jerome Conraud, Jacques Cordeau, Louise Cormier, Helene Cote, Genevieve Cote, Sébastien Côté, Sylvain Coulombe, Jeanne Courchesne, Claude Alexandre Couture, François Couturier, Francine Craig, Catherine Craig-St-Louis, Hélène Crevier, Dominique Croteau, Julian Cymbalista-Clapp, Johanne Cyr, Alexis Dagenais Everell, Marc-Étienne Dagesse, Marielle d’Auteuil, Louis D’Auteuil, Sébastien Davodeau, Michele De Benedictis , Diane De Champlain, Bellota De los Bueis, Vladimir De Thézier, Denis Delisle, François Delorme, Jean Demers, Louise Denis, Denis Denis Côté, Guy-Michel Des Lauriers, Claude Desaulniers, Luc Desautels, Guylaine Desbiens, Guylaine Desbiens, Claire Desforges, Julienne Deshaies, Ginette Desjardins , Eve Desroches, Daniel Desroches, Fabienne Desroches, Monique Desroches, Jean-Marie Desroches, Isabelle Desrosiers, Bruno Detuncq, François Diebolt, Dominique Dion, Monique Dionne, Nancy Dionne, Patricia Domingos, Edith Donaldson, Pierre Dostie, Alexie Doucet, Maeva Dourthe, Amélie Drainville, Daniel Drouin, Nadia Drouin, Manon Dubois Crôteau, Louise Ducas, Jean-Pierre Ducruc, Thérèse Dufresne, Philip Duguay, Philippe Duhamel, Hélène Dumais, Marie-Claire Dumont, Danièle Dumont, Noé Dumont-Fournier, Suzanne Dumouchel, Lise Dunnigan, Camille Durin, Christine Durocher, Olivera Eduardo, Eleonore Patry, Joseph EL-Khoury, Heidi Erb, Suzy Ethier, Fabien Leclair, Jean-Sébastien Fafard, Shirley Fagnen, Nicole Faucher, Benoit Fauteux, Hao Fei, Virginie Ferland, Étienne Ferron-Forget, Évariste Feurtey, Mathieu Filion, Monika Firl, Alain Fleury, Malorie Flon, Monique Fontaine, Denise Fontaine, Fraçoise Fontaine, François Forest, Yves Fortin, Louis Fortin, Sylvie Fortin, Alex Fortin, Iouri Fournier, Pierre Fournier, Jean Bernard Fournier, Paule Fournier , Benoît Frégeau, Dominic Frigon, Louise Fugère, Mylène Fugère , Philippe Gachon, Benoit Gagné, Nicole Gagnon, Monique Gagnon, Mélanie Gagnon, Serge Gagnon, Étienne Gariépy-Girouard, Susan Gaskin, Marie-Hélène Gaudreault, Sylvain Gaudreault , Pierre Gauthier, Jean-Sébastien Gauthier, Francine Gelinas, Nicole Gélinas, René Gendron, Nicole Geoffroy, Daniel Germain, Mary Gervais, Edouard Gervais, Simon Gervais Boyer, Caroline Giguere, Claude Gilbert, Stéphanie Gingras, Philippe-Olivier Gingras, Jean-Pierre Girard, Monique Girard, Lyne Girard, Martin Girard, Cymry Gomery, Félix Antoine Goudreault, Alexandre Goyette, Johanne Goyette, Lise Grenier, Noémie Groleau, Agnès Grondin, Johanne Groulx, Francis Guay, Richard Guay, Salomé Gueidon, Madeline Guérin, Étienne Guertin, Nadine Gueydan, François Guibault, Alain Guillon, Monique Hains, Ginette Hains, Martin Hamel, Jean Hamelin, Christine Harel, Carmel Harrigan, Annie Harrisson, William Harvey, Luc Harvey, Simon Harvey , Luc Harvey , Maureen Hayes, Jonathan Hébert , Paulette-Michelle Hétu, Sylvie Houle, Louise Houle, Catherine Houssard, Léa Ilardo, Hubert Lacasse, Fabien Hugue, Max Hurson, Félix Hurtubise, Michel Hurtubise, Denis Isabel, Benjamin Israel, Dorothée Jacob, Danielle Jacques, Jochen Jaeger, Aditya Jain, Linda Jakucs, Jonathan Jalbert, Éloïse Jammes, Monique Jannard, Julie Jarjour, Louise Jobin, Catherine Jolicoeur, Nicole Joyal, Achille Joyal, Alexandre Julien, Carolyn Kelly-Dorais, Peter Kettenbeil, Stefanie Kibsey, Daniel Kneeshaw, William Korbatly, jacinthe laberge, Denis Lacasse, Denise Lachance, Claire Lachance, Céline Lachapelle, René Lachapelle, Sylvie Lachapelle, Paulette Laflèche, Pascale Laframboise, Gaston Lagacé, Nicolas Laissy, Simon Lajeunesse, Michel Lamarre, Yves Lambert, Winifred Langeard, Louise Langelier Biron, Robert Langevin, Sylvie Langlais, Gaetane Langlois, Monique Lapierre, Francis Lapierre, Céline Laplante, Patryk Laplante, Roger Lapointe, Jacques Lapointe, Alain Lapointe, Roger Lapointe, Louise Laporte, René Laprise, Marie Larocque, Hélène Larose, Mikahel Launier, Marc-Élie Laurédan, Alexandre Laurin, Annik Laurin, Mathieu Lauzon, Josée Lavigne, Marc-Antoine Lavigne, Sylvie Lavoie, Martine Le Dû, Josée Lebel, Philippe LeBel, Johanne Lebel, Danielle Leblanc, Pierrette LeBlanc, Pierre Leblanc, Ginette LeBlanc, Émilie LeBlanc Laberge, Josee Leclair , Jérémie Leclerc, Julie Leclerc, Genevieve Leclerc, Robert Leclerc, Maude Lecourt, Pierre Lefebvre, Sylvie Lefebvre, Ariane Legault, Denyse Lemay, Catherine Lemay Bélisle, Michel Lemieux, Pierre-Olivier Lemire, Michaël Lessard, Jean Lessard, Guy Létourneau, Marc Létourneau , Roland Levasseur, Agnès Léveillé, France Levert, Michel Levesque, Nicole Levesque, Julia Levesque, Mathieu Lévesque, Serge Lévesque, Noel Lévêsque, Josianne L’Héreault, Luisa Loayza, Michel Loignon, Jean-Marie Lombart, Ginette Longtin, Julie Louvel, Luc Saulnier, Luca Sulbatern, Mélanie Luong Dinh Giap, Yves Lusignan, Kathrin Luthi, La Ly, Hélène Madénian, Louise Magny, Martine Maheux, Caroline Mailhot, Serge Mainville, Yannick Malouin, Félix Maltais, Nadine Maltais, Gartside Manon, Danielle Manouvrier , Chenier Marc, Joanne Marcil, Lyse Marcott, Michèle Marcoux, Catherine Marleau-Clément, Francine Martel, Girard Martin, Isabelle Martineau, Simon Massé, Ariane Massicotte , Marise Mathieu, Félix Mathieu-Bégin, Damon Matthews, Ines Maurette, Iulia Mazgareanu, David Mboma, Cathy Mc Kenven, Jorge Medina, Chantale Merineau, Jacques Métras, Marie-Claire Meunier, Jean-Marc Meunier, Michel Meunier, Vianney Missumbi, Luigi Moccia, Ginette Montplaisir, Carole Morel, Stéphanie Morin, David Morin, Diane Morin, Audrey Morris, Martin Mujica, Monica Mulrennan, Micheline N., Marie-Claude Nadeau , Linda Nadon, Jupiter Nakhla, Bedros Nalpatian, Pinsonnault Nathalie, Bertrand Noel, Denise Noel, Claire-Marie Noël, Carole Normand, Daniel Normandin, Bernard O’Bready, Daniel O’Brien, Maryse Orban, Maryse Orban, Marielle Ouellet, Lise Ouellet, Jean-Claude Ouellette, Danielle Oui, Yacine Ould Baba Ali, Ollie Owen, Michelle Page, Gérald Pageau, Richard Papineau, Pierre Paul Paquet , Annie Paquette-Quintal, Jean-Claude Paradis, Julie Parent, Hélène Parent, Céline Parr, Pascal Lafleur, Ian Passini, Valérie Patreau, Thomas Paulin-Bessette, Lise Pauzé, Gisèle Pellerin, Jessie Pelletier, Daniel Peloquin, André Péloquin, Martha-Irene Penaloza, Roberta Peressini, Julie-Anne Perrault, Yves Perron, Claude Perron, Marité Perron, Philippe Cauchon, Henrietta Picard, Raymond Poirier, Nadia Ponce Morales, Christiane Potvin-Lapalme, Chantal Poulin, Julienne Poulin, Robert Poupart, José Prades, Michel Préville, Luce Prevost, Christine Progneaux, Sylvie Pronovost, Michèle Proulx, Marc-Antoine Proulx, Joëlle Proulx-Therrien, Josée Provençal, Valerie Provost, Philippe Provost, Marc-Antoine Provost, Elizabeth Pruszynski, Guy Puthomme, Marc-Antoine Racicot, Paul Racicot, Gaétan Racine, Ronald Racine, Gaetan Racine , Meghan Raffensperger, Jean-Paul Raîche, Célestin Ratsimbazafy, Bruno Ratte, Cathy Raymond, Renée Raymond , Mathieu Régnier, Pénélope Renaud-Blondeau, Caroline Ricard, André Richard, Guy Richer, Olivier Riffon, Yvan Riopel, Ginette Riopelle, Suzane Rioux, Dominic Rivest, Nicola Rivest, François Roberge, Jasmin Robert, Marie-France Robitaille, Suzanne Rochon, Serge Rodier, Zeyda Rodriguez, Chantal Roger, Christophe Roguet, Jacqueline Romano-Toramanian, Audrey Rondeau, Pierre Rondeau, Olivier Ross, Michel Rouleau, Jean Rouleau, Pierre Jacques Rousseau, Lise Roussel, Alain Roy, Christine Roy, Paule Roy, Julie Roy, Isska Maria S Baltodano, Petain Saavedra, Robert Saint-Georges, Claude Saint-Jarre, Robert Sanscartier, Lilianne Sanschagrin, Francois Santerre, François Saunier, Robert Savaria, Esther Savoie, Florence Scanvic, Luc Séguin, Maxime Séguin-Durand, Suzanne Senecal, Aïcha Sévigny, Françoise Shih, Leonard Sklar, Zahra Sobhaniyeh, Robert St-Amant, Patrick Stephan, Luc Surprenant, Cadeddu Stephanie, Louise St-Jacques, Sylvain St-Onge, Lyne St-Onge, Sylvie St-Pierre, Eric St-Pierre, Roody St-Pierre, Luc Surprenant, Francine Tanguay, Francois Tardif , Sarah Teigeiro, Valentin Tembe Mwela, Jacinthe Tetrault , Nancy Théberge, Jean Théroux, Michelle Théroux, Stéphane Therrien, Huguette Thibeault, J-Paul Thivierge, Gérard Thomas, Julianne Thomas-Drolet, Jean-François Thuot, Olivier Touchette, Robert Tremblay, Sylvie Trépanier, Michel Trottier, Claire Trottier, Louis-Eric Trudeau, Èml Trudeau-Boileau, Denise Trudel, Harry Tsimberis, Johanne Turbide, Elizabeth Turcotte, Jean Turgeon, Marie-Claude Turmel, Carmela Vaccaro, Claude Vachon, Valérie Saulnier, Catherine Vallée, Véronique Vallée, Claude Van Marsenille, Danielle Varin, Juan Vazquez, Jérémi Vermette, Dominique Viens, Francine Vigneault, Marie-Sophie Villeneuve, Céline Vincent, Éliane Vincent, Marie-Chantal Vincent, Eric Vinet, Selma Vorobief, Laure Waridel, Guy Wera, Lynda Youde, Victoria-Mei Zummo

Nous, un groupe d’experts indépendants, sommes d’avis qu’il est urgent que le gouvernement change ses manières de faire en matière d’environnement et de changements climatiques. Voici pourquoi et comment nous suggérons de le faire.

Le Québec a des lois, des institutions et des stratégies nationales pour agir sur les enjeux environnementaux. Malheureusement, les résultats ne sont pas au rendez-vous : avec les structures en place, le Québec est incapable d’atteindre ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre, de transition ou de développement durable.

Comment faire pour que le Québec puisse relever ses défis et travailler à améliorer le quotidien de tous ses citoyennes et citoyens?

C’est la question que nous nous posons, avec le soutien de l’Institut de l’énergie Trottier, du scientifique en chef du Québec et de l’Institut du Nouveau Monde.

 

Étapes de la démarche


Élaboration d’une proposition par le comité d’experts
(22 septembre 2017 au 31 janvier 2018)

En s’inspirant des meilleurs pratiques internationales et des expériences québécoises, le comité d’experts a d’abord identifié les principes guides qui pourraient guider une réforme de l’appareil d’État, pour ensuite mettre sur la table une proposition de modèle alternatif. Cette proposition se veut le point de départ d’une grande conversation publique sur l’avenir de l’action publique en environnement au Québec.

Débat sur la plateforme et contribution citoyenne
(6 février 2018 au 18 mars 2018)

La population a été invitée à commenter la proposition du comité d’experts et à proposer leurs propres idées pour transformer la gouvernance environnementale du Québec. Voir le résultat de la contribution citoyenne.

Forum national
(12 avril 2018)

Les contributions citoyennes ont été compilées et analysées afin de modifier et bonifier la proposition en fonction des idées et des préoccupations des personnes participantes. Ces résultats ont servis de base à un grand forum national à l’Université de Montréal, le 12 avril 2018, qui avait pour thème la réforme de la gouvernance environnementale et de la lutte aux changements climatiques au Québec.

Le Forum national « Le climat, l’État et nous » a ainsi rassemblé quelque 60 participants issus du monde des affaires, du monde syndical, des municipalités, du gouvernement et de la société civile.

Dévoilement de la Déclaration commune
(mai 2018)

Une déclaration publiée par de nombreux signataires (associations citoyennes et professionnelles, groupes d’affaires, centrales syndicales, organisations écologistes, universitaires et de scientifiques) a été dévoilée le 16 mai 2018.

Les signataires ont lancé un appel à tous les partis politiques du Québec, en prévision des élections d’octobre 2018. Ils réclament la mise en place d’un modèle de gouvernance efficace en la matière.

Vidéo de présentation de la démarche

Nous sommes un groupe d’experts universitaires qui s’est spontanément formé à l’été 2017 afin d’imaginer et de proposer un nouveau modèle de gouvernance environnementale qui permette au Québec d’atteindre ses objectifs de lutte aux changements climatiques. Avec l’appui de l’Institut de l’énergie Trottier pour la gestion de projet, l’initiative est dirigée par un comité de pilotage composé de cinq chercheurs universitaires et de deux membres externes :

  • Luc Bernier, titulaire de la Chaire Jarislowsky sur la gestion dans le secteur public, Université d’Ottawa
  • Pascale Biron, professeure et directrice du Département de géographie, urbanisme et environnement, Université Concordia
  • Normand Mousseau, professeur de physique, Université de Montréal et directeur académique de l’Institut de l’énergie Trottier, Polytechnique Montréal
  • Stéphane Paquin, directeur du Groupe d’études et de recherche sur l’International et le Québec, ENAP
  • Marie-Christine Therrien, professeure au Centre de recherche sur la gouvernance, ENAP
  • Julie Caron-Malenfant, directrice générale de l’Institut du Nouveau Monde
  • Roger Lanoue, expert en management stratégique, en énergie et en accessibilité d’eau potable

Liste des experts ayant contribué à l’élaboration d’une proposition de modèle alternatif de gouvernance environnementale :

  • Yvan Allaire, président exécutif du conseil, Institut pour la gouvernance d’organisations privées et publiques
  • Luc Bernier, titulaire de la Chaire Jarislowsky sur la gestion dans le secteur public, Université d’Ottawa
  • Pascale Biron, professeure et directrice du Département de géographie, urbanisme et environnement, Université Concordia
  • Julie Caron-Malenfant, directrice générale de l’Institut du Nouveau Monde
  • Catherine Choquette, directrice du groupe de recherche SAGE et professeure de droit, Université de Sherbrooke
  • Jérôme Dupras, chercheur à l’Institut des sciences de la forêt tempérée, UQO
  • Kathryn Furlong, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en gouvernance urbaine, de l’eau et des services publics, Université de Montréal
  • Corinne Gendron, titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable, UQAM
  • Luc Godbout, titulaire de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques, Université de Sherbrooke
  • Maya Jegen, vice-doyenne à la recherche à la Faculté de science politique et de droit, UQAM
  • Marcelin Joanis, vice-président du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations, Polytechnique Montréal
  • Roger Lanoue, expert en management stratégique, en énergie et en accessibilité d’eau potable
  • Pierre Magnan, titulaire de la Chaire de recherches du Canada en écologie des eaux douces, UQTR
  • James Meadowcroft, professeur à School of Public Policy and Administration et Department of Political Science, University of Carleton
  • Normand Mousseau, directeur académique de l’Institut de l’énergie Trottier, Polytechnique Montréal et Département de physique, Université de Montréal
  • Martin Papillon, directeur du Centre de recherche sur les politiques et le développement social, Université de Montréal
  • Stéphane Paquin, directeur du Groupe d’études et de recherche sur l’International et le Québec, ENAP
  • Catherine Potvin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en mitigation des changements climatiques et forêts tropicales, Université McGill
  • Marc-Urbain Proulx, professeur au Département des sciences économiques et administratives, Université du Québec à Chicoutimi
  • Marie-Christine Therrien, professeure au Centre de recherche sur la gouvernance, ENAP
  • Hélène Trudeau, vice-doyenne à la Faculté de Droit, Université de Montréal
  • Claude Villeneuve, titulaire de la Chaire en éco-conseil, Université du Québec à Chicoutimi
  • Jean-Philippe Waaub, vice-doyen à la recherche à la Faculté de sciences humaines, UQAM
  • Johanne Whitmore, chercheuse principale, Chaire de gestion du secteur de l’énergie, HEC Montréal

Liste des signataires de la Déclaration « Le climat, l’État et nous » :

Cliquez ici.

La vaste majorité des Québécois reconnaît la nécessité de protéger l’environnement et de travailler de manière urgente à limiter le réchauffement de la planète. Cette nécessité est acceptée par tous les partis politiques qui appuient les objectifs de développement durable (DD) et de réduction de gaz à effet de serre (GES) fixés par le gouvernement au cours des 15 dernières années.

Cependant, malgré la bonne volonté affichée par ses gouvernements et ses efforts depuis plusieurs décennies, le Québec n’est pas sur une trajectoire qui lui permettra d’atteindre ses objectifs de développement durable et de lutte aux changements climatiques. La complexité des enjeux liés à l’environnement demande de planifier globalement et d’agir dans la durée, bien au-delà des cycles électoraux. Le modèle actuel de gouvernance manque de cohérence et rencontre plusieurs limites.

Téléchargez le document sur l’état des lieux pour en savoir plus.

Note : Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Il assure un équilibre entre les besoins sociaux, économiques et environnementaux de chaque société.

Il est possible d’adapter les réussites observées à l’étranger au contexte québécois. Pour ce faire, nous proposons d’appuyer la gouvernance environnementale sur des structures et des organismes qui ont fait leur preuve à l’étranger, en modifiant le mandat de certains de nos organismes et en créant de nouveaux organismes qui viendront assurer une meilleure cohérence et efficience des actions.

La proposition de réforme de la gouvernance environnementale du groupe d’experts a pour but de lancer le débat, pas de le clore. Téléchargez le document sur la proposition pour en savoir plus.

Représentation graphique de la proposition de structure

Vidéo sur la proposition de modèle

Dans le but de recueillir les réactions de la population quant à la proposition du groupe d’experts, une plateforme de débat public a été mise en ligne. Cette plateforme offrait aux participants la possibilité de remplir un bref questionnaire afin de se prononcer sur les éléments clés de la proposition du groupe d’experts. Surtout, les participants étaient invités à réagir aux principes formulés et à commenter le modèle proposé par le groupe d’experts. La période de contribution à la plateforme s’est étendue du 6 février 2018 au 18 mars 2018.

Téléchargez le rapport synthèse des résultats de l’appel à contributions pour découvrir les faits saillants.

Sommaire de la participation sur la plateforme

Visites sur la plateforme | 6816 personnes
Ont répondu au bref questionnaire | 734 personnes
Ont pris part au débat sur le forum | 86 personnes

Distribution des participants selon leur groupe d'âge [%]

  • 18 à 34 ans
  • 35 à 54 ans
  • 55 ans et +
  • Moins de 18 ans
  • Sans réponse

Résultats du questionnaire

Synthèse du niveau d’accord des participants, en lien avec les énoncés suivants :

Le Forum national « Le climat, l’État et nous », tenu le 12 avril 2018 à l’Université de Montréal, a rassemblé quelque 60 participants issus du monde des affaires, du monde syndical, des municipalités, du gouvernement et de la société civile. Cette rencontre de travail avait pour thème la réforme de la gouvernance environnementale et de la lutte aux changements climatiques au Québec.

Tenue sous l’œil attentif de représentants de la plupart des partis politiques québécois, les divers ateliers plaçaient la nature du problème et la nature des solutions au cœur des discussions.

> Revivez en vidéo la présentation des solutions appliquées à l’étranger :

Le modèle britannique
Présenté par Corinne Le Quéré, directrice du Tyndall Centre, University East Anglia et membre du UK Committee on Climate Change
(téléchargez la présentation .pdf)

Le modèle parisien
Présenté par Anne Girault, directrice générale de l’Agence parisienne du climat
(téléchargez la présentation .pdf)

> Consultez les documents synthèses des ateliers, menés avec les questions suivantes en guise de prémisse :

Quels sont les leviers actuels au sein de l’État, à l’atteinte des objectifs environnementaux? (document à venir)

Quels sont les barrières actuelles au sein de l’État, à l’atteinte des objectifs environnementaux? (document à venir)

 

Couverture médiatique
Initiative « Le climat, l’État et nous »

 

La Presse
Climat : des universitaires veulent mieux organiser les efforts québécois

L’Actualité
Fini le bordel durable

Le Devoir
Un groupe d’experts appelle à la refonte du ministère de l’Environnement

National Observer
Scientist urge quebec get its climate act together before election

Journal Métro
La gouvernance en environnement est à revoir

La Presse
Réduction des GES : des experts proposent un brassage des structures

Journal de Montréal
Réduction des gaz à effet de serre : des scientifiques veulent de nouvelles structures

Les années lumières
Le climat, l’État et nous – reportage

Téléjournal Radio-Canada
Rencontre avec un scientifique qui veut inspirer les décideurs politiques

Changements climatiques : des cibles ambitieuses, un échec annoncé?

La Presse
Climat: syndicats et scientifiques interpellent les partis en vue des élections

RDI économie
Faut-il revoir le modèle de la gouvernance environnementale? Entrevue avec Pascale Biron, directrice du Département de géographie, urbanisme et environnement à l’Université Concordia.

Le 15-18
Le climat, l’État et nous – chronique économique de Gérald Fillion

Radio-Canada Côte Nord
Déclaration « Le climat, l’État et nous »
Entrevue avec Normand Mousseau, directeur académique de l’Institut de l’énergie Trottier.

La Presse
La gestion des inondations : une seule agence

La Nouvelle union
Transition énergétique : « surplace au Québec »

Le Soleil
Climat : il faut un autre plan de match

Le Devoir
Une élection charnière

Le Journal de Québec
Quatre principes pour encadrer une relance indissociable de la crise climatique

Le Devoir
Pour une relance indissociable de la crise climatique

Radio-Canada – Première heure
Chronique économie de l’environnement avec Ulysse Bergeron

La Presse
Opinion : Notre quatre pour cent

LES PRINCIPES AU CŒUR DE LA DÉCLARATION

Pérennité

Pour que les efforts perdurent à travers les cycles électoraux, il faut privilégier une vision cohérente à long terme qui lie les enjeux environnementaux aux enjeux économiques, sociaux et culturels du Québec.

Participation

Cette gouvernance doit reposer sur une démarche de dialogue social, basée sur la consultation, l’information et l’éducation, afin que la société civile participe de manière continue à l’élaboration et à l’application des stratégies et des plans d’action.

Coordination

L’ampleur de la transformation exige une coordination interministérielle structurée et forte disposant de la capacité de mobiliser tous les leviers de l’État incluant la fiscalité, la réglementation, la communication et l’éducation.

Rigueur

Cette gouvernance prendra en compte les meilleures données scientifiques disponibles, et, selon qu’il convient, les connaissances traditionnelles, le savoir des peuples autochtones et les systèmes de connaissances locaux.

Imputabilité

L’atteinte des objectifs devra être mesurée par la collecte de données et d’indicateurs, et faire l’objet d’une reddition de compte annuelle, transparente et indépendante.