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L’IET FINANCE UN PROJET DE RECHERCHE EN EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

Des réseaux de chaleur de 4e génération au cœur des quartiers durables

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Samuel Letellier-Duchesne, étudiant impliqué dans le projet; Michaël Kummert, chercheur principal (Polytechnique Montréal); Daniel Pearl, co-chercheur, (Université de Montréal) Absente sur la photo : Lisa Bornstein, co-chercheuse, McGill University

L’Institut de l’énergie Trottier (IET) est heureux d’annoncer le financement, à hauteur de 150 000 $ sur trois ans, d’un projet de recherche visant l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments, à l’échelle du quartier. Porté par le chercheur principal Michaël Kummert, professeur agrégé au Département de génie mécanique de Polytechnique Montréal et les co-chercheurs Daniel Pearl, professeur agrégé de l’Université de Montréal à la Faculté de l’aménagement et Lisa Bornstein, professeure agrégée à l’École d’urbanisme de l’Université McGill, ce projet promet de redéfinir les approches de développement urbain, et ce, en vue de construire des quartiers durables.

« Les membres des comités de sélection ont souligné la pertinence de cette proposition de recherche et apprécié l’intégration des volets techniques, sociaux et politiques. Ce projet transdisciplinaire ambitieux présente un fort potentiel de retombées positives pouvant mener à une transformation des pratiques d’aménagement urbain. » a déclaré Louis Beaumier, directeur exécutif de l’IET.


Réduire les émissions de GES à l’échelle des quartiers et des villes
En 2014, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) identifiait le secteur des bâtiments comme celui présentant les meilleures opportunités pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de manière économiquement viable.

Pour obtenir des résultats probants dans ce secteur-clé, la recherche des professeurs Kummert, Pearl et Bornstein considère l’optimisation énergétique à l’échelle des quartiers ou des villes. « Concevoir des systèmes énergétiques intégrés pour toute une communauté constitue le meilleur moyen d’accélérer l’intégration des énergies renouvelables. », a précisé le professeur Kummert.

Un système de partage de chaleur en milieu urbain
En vue d’améliorer la qualité de vie des citoyens et de rehausser la vitalité économique, le projet a pour but de mettre au point des réseaux de chaleur de 4e génération.

L’idée est de développer un système de partage et de récupération de chaleur à la fois performant, rentable et éthique. À terme, c’est tout un quartier qui pourrait bénéficier d’un chauffage communautaire alimenté en partie à même les rejets thermiques des activités aux alentours.

Une approche durable
Le modèle de production et de consommation proposé s’inscrit dans une perspective de développement durable : « L’objectif à long terme est de réaliser le potentiel des réseaux de chaleur pour contribuer au redéveloppement urbain et créer des quartiers mixtes, compacts, diversifiés et efficaces – en un mot, durables. Pour y arriver, il était crucial de s’adjoindre des collaborateurs détenant des spécialisations diverses. Cette multidisciplinarité nous confère les atouts requis pour s’attaquer aux barrières technologiques, socioprofessionnelles, politiques et juridiques du projet.  », ajoute le chercheur principal.

Les travaux des étudiants et des chercheurs impliqués dans le projet de recherche s’échelonneront sur trois ans. Quatre grands chantiers seront priorisés : 1) quantifier avec précision les besoins en chaleur et en climatisation en produisant une cartographie énergétique, 2) développer une infrastructure de partage de chaleur performante et rentable, 3) promouvoir la densité et la mixité comme des éléments-clés de l’aménagement de quartiers durables et 4) créer des conditions favorables aux réseaux de chaleur pour les investisseurs.

Des collaborations stratégiques
Grâce aux relations établies avec les milieux externes, les avancées des chercheurs trouveront un ancrage dans le réel à court terme et la formation des étudiants impliqués sera enrichie.

Déjà, différents acteurs de la communauté scientifique et des administrations publiques ont manifesté leur appui :

Le Massachussetts Institute of Technology (MIT)
Une entente de partenariat avec l’équipe du professeur Christoph Reinhart du Massachussetts Institute of Technology (MIT) est prévue. Il est entendu que l’outil informatique qui sera développé viendra bonifier le logiciel Urban Modelling Interface (UMI) conçu par le Sustainable Design Lab de cette université américaine. Cette collaboration permettra à Montréal de rejoindre les métropoles du monde qui se sont équipées d’une cartographie énergétique.

La Ville de Montréal
En transférant leurs acquis, les chercheurs joueront un rôle actif au cœur de plusieurs projets phares inscrits dans le plan de développement durable 2016-2020 de la Ville de Montréal. La Direction de l’urbanisme de la Ville de Montréal a d’ailleurs signifié son intérêt à ce que les conclusions de la recherche soient éventuellement appliquées à des projets urbains d’envergure, notamment celui du site Outremont.

Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN)
La cartographie des besoins en chaleur et en froid étant à la base d’une planification énergétique urbaine efficace, le Bureau de l’efficacité et de l’innovation énergétiques (BEIE) du MERN s’est montré intéressé par les modules et les méthodologies qui seront élaborés. Dans un intérêt réciproque, les deux parties s’échangeront des données.

À propos du programme de subvention à la recherche de l’IET
Le programme de subvention de l’Institut de l’énergie Trottier finance des projets de recherche dédiés au développement de solutions énergétiques durables. Un appel à projets annuel invite les professeurs de Polytechnique Montréal à soumettre des propositions innovantes pour renouveler les méthodes traditionnelles de conversion, de distribution, de stockage et d’utilisation efficace de l’énergie.

Comités 2016

Comité de pré-qualification*

Normand Mousseau
Philippe Pasquier
Guy Marleau
Michel Gendreau
Alberto Teyssedou

* (formé de membres du comité de gestion de l’IET)

Comité de sélection

Normand Mousseau, Institut de l’énergie Trottier
Sébastien Francoeur, Polytechnique Montréal
Alain Rochefort, Polytechnique Montréal
Dominic Rochefort, Université de Montréal
Dominic Frigon, McGill University


21/12/2016